Interview Antoine Roussel

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Avis aux fans de hockey sur glace, Baller Life vous livre une interview exclusive du seul représentant français en NHL : Antoine Roussel ! L’ailier à la réputation de bagarreur s’est livré avec une grande gentillesse au jeu des questions/réponses et aborde pèle-mêle sa carrière aux Etats-Unis, ses projets futurs et ses meilleurs souvenirs…

Sa carrière aux Etats-Unis

Baller Life : Tu es actuellement dans ta 2e saison en NHL, comment juges-tu tes performances du moment ?

Antoine Roussel : Jusqu’à présent je trouve que c’est de bonnes performances. On est pas toujours récompensé au niveau du pointage [ndlr : buts et assists], mais dans mon cas je suis assez satisfait. On peut toujours s’améliorer et j’aimerais augmenter la cadence pour les 60 derniers matchs qu’il nous reste.

BL : Hier face au Ducks tu as réalisé une grosse performance (2e étoile du match et 2 buts). Comment as-tu vécu cela, as-tu eu des retours positifs et des appels ?

AR : J’ai souvent des messages d’amis en France, de la famille au Québec et même ici aux Etats-Unis, des personnes m’envoient des messages pour me féliciter. C’est vrai que j’apprécie recevoir ce genre de retours à chaque fois, ça me force à réussir d’autres performances.

BL : Quels sont tes objectifs pour les années à venir ?

AR : Mon objectif à court terme, c’est de m’établir et de m’implanter dans la ligue. A long terme, c’est de gagner une Coupe Stanley, mon but ultime.

BL : Toi qui a évolué en AHL, quelles sont les différences avec la ligue nationale ?

AR : Les tactiques de jeu sont sensiblement les mêmes, c’est la rapidité et l’exécution des joueurs qui est différente. Ce sont les meilleurs qui évoluent à ce niveau (en NHL), ils tirent plus fort, ils sont meilleurs techniquement, l’ensemble est à un autre niveau… Pour y jouer, il faut trouver sa niche, se différencier des autres joueurs et être performant.

BL : Arrives-tu à suivre le championnat de France et si oui, quel est ton avis sur le niveau de la Ligue Magnus ?

AR : J’essaye de garder contact avec mes potes. Avec nos horaires, on est toujours ballotté à gauche à droite. Je ne regarde pas tous les jours, mais de temps en temps. Je trouve que ça va dans la bonne direction. La fédération fait un très bon job depuis qu’elle s’est séparée du patinage artistique. Les dirigeants peuvent être fiers de ce qu’ils ont accompli. C’est sûr que ce n’est par encore assez pour rivaliser avec d’autres grosses nations, mais ça va dans la bonne direction, c’est vraiment encourageant.

BL : Arrives-tu à garder contact et échanger avec Stéphane Da Costa ?

AR : On échange de temps en temps avec Stéphane, c’est vraiment une bonne personne. C’est quelqu’un que je connais depuis que je suis tout jeune. Je lui souhaite toujours ce qu’il y a de mieux et vice versa. J’aimerais qu’on soit deux (dans la ligue nationale) et que d’autres joueurs français intègrent la ligue, ça serait un rayonnement important pour le hockey français. Ce serait incroyable s’il pouvait avoir une autre chance de se faire valoir à Ottawa cette saison.

BL : Il va y avoir l’arrivée probable de Tim Bozon avec les Habs, est-ce que tu l’as aussi en contact ?

AR :  Ses parents sont venus me voir jouer à Los Angeles la dernière fois. C’est sûr que c’est une petite famille et c’est ça qui est vraiment fun avec le hockey français. Tout le monde se connait et se donne des coups de main. Tim a 18 ans, j’imagine qu’il va encore se développer en tant que joueur de hockey, puis en tant que personne. J’ai le sentiment que ça va être un bon joueur.

Ses moments forts

BL : Ton premier palet touché, c’était dans quel club ?

AR : C’était à Deuil-la Barre en région parisienne. Je suis né à Roubaix, mes parents ont beaucoup déménagé en raison du travail. On s’est promené, on a fait Deuil, Grasse, Deuil, Nantes, après j’étais tout seul à Rouen puis au Canada.

BL : Tu es parrain du club de Wasquehal ?

AR : Oui, ma cousine travaille pour le club, elle est bénévole là-bas. Je trouve qu’ils mettent beaucoup la main à la patte et j’aimerais aider les clubs pour lesquels j’ai joué. Je pense que ça va viendra avec le temps, mais pour le moment j’essaye de faire une chose à la fois et ne pas trop m’éparpiller. Quand le temps sera venu je m’impliquerai d’avantage pour le hockey français.

BL : Quel est ton meilleur souvenir dans la ligue nationale ?

AR : Mon premier but, ça a vraiment était fun. Ma famille était descendue donc c’était vraiment un moment particulier.

BL : Qui était ton joueur préféré en NHL quand tu étais petit ?

AR : J’aimais beaucoup Joe Sakic et les Red Wings de Detroit. Je n’ai pas vraiment eu d’idole jusqu’à temps que Cristobal Huet s’établisse en NHL. Le parcours qu’il a accompli et le rayonnement que cela a eu sur le hockey français, c’est vraiment impressionnant !

BL : En France la presse parle d’un Antoine Roussel bagarreur, tu en penses quoi ?

AR : Les gens qui ne connaissent pas forcément le hockey peuvent souvent voir que je suis un joueur agressif et c’est l’image qui se dégage. De ce côté de l’Atlantique, c’est une corde supplémentaire à mon arc. Je dirais que c’est l’implication et l’énergie que j’apporte à l’équipe, en plus de marquer des buts et de faire des passes. Pour moi, ça m’a aidé à me différencier et à atteindre la ligue nationale.

BL : Comment se passe la vie à Dallas ?

AR : Le fait d’avoir déménagé au Québec quand j’avais 15 ans m’a vraiment aidé à m’adapter. Ici c’est sensiblement pareil. Les gens sont vraiment sympathiques, il fait beau tout le temps et c’est une ville où on se plait à vivre.

BL : En dehors de ta carrière sportive, t’impliques-tu dans divers projets ?

AR : Pour le moment j’essaye de m’implanter de la ligue, mais j’essayerais de développer une association ou une fondation à mon nom.

BL : L’équipe de Baller Life vient de Normandie, tu as joué au Rouen Hockey Club, aurais-tu une anecdote à nous donner ?

AR : En minimes 2ème année, on a perdu un seul match. C’était en République Tchèque. On a bien eu du fun et tout le monde mettait la main à la patte. Ces gars qui jouaient avec moi, on se parlent encore et quand je reviens sur Rouen on essaye de se voir.

Les « Baller Questions »

BL : Plutôt France ou États-Unis ?

AR : France.

BL : Plutôt NHL 2K14 ou NHL 2014 d’EA Sport ?

AR : EA Sport.

BL : Plutôt CCM, Bauer ou autres ?

AR : 50/50, mais plus Bauer ces temps-ci.

BL : Tu es parti au Québec à adolescence, une expression à nous apprendre ?

AR : « On n’est pas allé aux bleuets ensemble » : On n’a pas fait beaucoup d’affaire ensemble, donc on va prendre les choses calmement.

BL : Ta musique du moment ?

AR : « Summertime sadness » de Lana Del Rey.

BL : Pour conclure l’interview, un message aux internautes hockeyeurs de Baller Life ?

AR : Merci pour le soutien et les encouragements. Je salue tout le public français. Je pense énormément au hockey français et à toutes les personnes qui y contribuent.


Ses meilleurs clichés

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